Comprendre pour mieux agir
Smartphones, ordinateurs portables, tablettes, appareils photo, écouteurs, batteries externes : les batteries lithium-ion accompagnent désormais presque tous les voyageurs.
Leur densité énergétique élevée permet de stocker beaucoup d’énergie dans un volume réduit. Cette performance explique leur succès, mais elle implique également un risque particulier lorsqu’une cellule est endommagée, défectueuse, surchauffée ou soumise à certaines conditions anormales.
Dans un aéronef, ce risque prend une dimension spécifique : un début d’incendie doit être maîtrisé rapidement dans un environnement confiné, à plusieurs milliers de mètres d’altitude, avec des possibilités d’intervention nécessairement limitées.
L’enjeu n’est pas d’interdire la technologie lithium-ion, mais de comprendre ses modes de défaillance, de limiter les situations favorisant l’incident et de maintenir une capacité de réaction adaptée à bord.
1. Pourquoi les batteries lithium-ion sont-elles omniprésentes ?
Les batteries lithium-ion présentent plusieurs avantages :
- forte densité énergétique ;
- masse relativement faible ;
- rechargeabilité ;
- faible encombrement ;
- capacité à fournir une puissance importante.
Elles équipent notamment :
- téléphones ;
- ordinateurs portables ;
- tablettes ;
- appareils photo ;
- montres connectées ;
- écouteurs ;
- batteries externes ;
- drones ;
- équipements professionnels ;
- certains dispositifs médicaux.
Leur présence massive dans les transports est donc devenue incontournable.
2. Toutes les batteries lithium-ion ne sont pas identiques
Le terme « lithium-ion » regroupe plusieurs chimies.
Certaines utilisent notamment des cathodes reposant sur :
- nickel ;
- manganèse ;
- cobalt ;
- phosphate de fer ;
- autres combinaisons.
La chimie influence notamment :
- la densité énergétique ;
- la stabilité thermique ;
- la durée de vie ;
- les performances ;
- le comportement en cas de défaillance.
Il est donc préférable d’éviter de parler d’une batterie lithium-ion comme d’un produit unique présentant toujours le même comportement.
3. Qu’est-ce qu’un emballement thermique ?
Le principal phénomène redouté est appelé thermal runaway, ou emballement thermique.
Il correspond à une réaction autoentretenue au cours de laquelle la température de la cellule augmente rapidement.
Cette augmentation peut provoquer :
- dégradation interne ;
- production de gaz ;
- augmentation de la pression dans la cellule ;
- ouverture ou rupture de certains dispositifs de sécurité ;
- dégagement de fumées ;
- inflammation ;
- propagation vers les cellules voisines.
La FAA rappelle qu’un emballement thermique peut notamment être favorisé par :
- un dommage physique ;
- une surchauffe ;
- une surcharge ;
- une mauvaise protection ;
- certains défauts de fabrication.
4. Une cellule peut provoquer l’échauffement des cellules voisines
De nombreux appareils utilisent plusieurs cellules regroupées dans un même pack.
Lorsqu’une cellule entre en emballement thermique, la chaleur produite peut se transmettre aux cellules adjacentes.
Une réaction en chaîne peut alors se développer.
Le véritable enjeu n’est donc pas uniquement :
éteindre une flamme
mais également :
empêcher la propagation thermique aux autres cellules.
Cette particularité explique pourquoi le refroidissement du dispositif joue un rôle essentiel dans les procédures d’intervention.
5. Pourquoi le risque est-il particulièrement surveillé dans un avion ?
Un incendie est toujours sérieux.
À bord d’un aéronef, plusieurs contraintes supplémentaires existent :
- environnement fermé ;
- espace réduit ;
- proximité des passagers ;
- présence de matériaux combustibles ;
- accès limité aux équipements d’intervention ;
- impossibilité d’arrêter immédiatement le véhicule ;
- délai potentiel avant un déroutement et un atterrissage.
À cela peuvent s’ajouter les fumées et gaz produits par la décomposition de la batterie.
Un incident apparemment limité à un téléphone ou à une batterie externe doit donc être pris au sérieux rapidement.
6. Pourquoi les power banks font-elles l’objet d’une attention particulière ?
Une batterie externe constitue elle-même une batterie lithium-ion transportée indépendamment d’un appareil.
Elle peut parfois :
- posséder une capacité importante ;
- être transportée dans un sac fortement chargé ;
- subir des chocs ;
- être de qualité variable ;
- être utilisée ou rechargée pendant le voyage.
Les autorités et organismes aéronautiques ont progressivement renforcé leur attention sur ces équipements.
En 2026, les recommandations internationales concernant les power banks se sont d’ailleurs renforcées.
Elles prévoient notamment :
- un maximum de deux power banks lithium-ion jusqu’à 100 Wh par passager dans le cadre des nouvelles instructions ;
- leur transport en cabine ;
- l’interdiction de les recharger depuis l’alimentation électrique de l’avion ;
- des précautions particulières concernant leur rangement.
7. Pourquoi les batteries de rechange doivent-elles rester en cabine ?
Les batteries de rechange et les batteries externes ne doivent pas être placées en soute avec les bagages enregistrés.
L’objectif est simple.
En cabine :
un incident peut être détecté rapidement.
Une batterie :
- chaude ;
- gonflée ;
- fumante ;
- émettant une odeur inhabituelle
peut être repérée par un passager ou un membre d’équipage.
Dans une soute inaccessible, l’identification et l’intervention sont plus difficiles.
La possibilité d’observer et d’atteindre rapidement la batterie constitue une mesure de sécurité à part entière.
8. Une batterie endommagée ne doit pas voyager
Une batterie présentant des signes de détérioration doit attirer immédiatement l’attention.
Parmi les signes possibles :
- gonflement ;
- déformation ;
- perforation ;
- échauffement anormal ;
- odeur inhabituelle ;
- fuite ;
- traces de choc important ;
- rappel constructeur pour risque de sécurité.
Une batterie rappelée ou présentant un défaut susceptible de provoquer une production dangereuse de chaleur ne doit pas être transportée sans mesures particulières conformes aux règles applicables.
9. Les courts-circuits constituent également un risque
Une batterie de rechange dont les contacts électriques sont exposés peut entrer en contact avec :
- clés ;
- pièces de monnaie ;
- objets métalliques ;
- autres batteries.
Un court-circuit peut alors générer une forte intensité et provoquer un échauffement.
C’est pourquoi les batteries de rechange doivent être protégées individuellement.
Il est notamment possible de :
- conserver l’emballage d’origine ;
- protéger les bornes ;
- utiliser un étui individuel adapté.
10. La puissance des batteries est réglementée
Dans le transport aérien, la capacité énergétique est généralement exprimée en watt-heures — Wh.
Pour de nombreux équipements transportés par les passagers :
Jusqu’à 100 Wh
Ils sont généralement autorisés sous réserve des règles applicables.
Entre 100 et 160 Wh
Une autorisation de la compagnie peut notamment être nécessaire.
Au-delà de 160 Wh
Les conditions deviennent beaucoup plus restrictives et ces batteries ne sont généralement pas admises comme simples effets personnels sur un vol passager.
Il existe toutefois des règles particulières pour certains équipements, notamment médicaux ou aides à la mobilité.
11. Comment calculer les watt-heures ?
Lorsque la valeur n’est pas directement indiquée, elle peut être calculée à partir :
Wh = tension en volts × capacité en ampères-heures
Par exemple :
3,7 V × 20 Ah = 74 Wh
Pour une capacité exprimée en milliampères-heures :
20 000 mAh = 20 Ah
Cette information peut être utile pour vérifier si une batterie respecte les conditions de transport.
12. La pression cabine peut-elle influencer le comportement d’une batterie ?
Cette question mérite une réponse nuancée.
À l’altitude de croisière, la cabine est pressurisée, mais elle ne correspond généralement pas exactement aux conditions atmosphériques rencontrées au niveau de la mer.
La pression est donc plus faible.
Des recherches scientifiques se sont intéressées au comportement des batteries lithium-ion dans des environnements de basse pression.
Ces travaux montrent que la pression ambiante peut modifier certaines caractéristiques d’un emballement thermique, notamment :
- l’ouverture des dispositifs de dégazage ;
- la production de gaz ;
- la composition des émissions ;
- certains paramètres thermiques ;
- le comportement de la combustion.
13. Mais la baisse de pression n’est pas démontrée comme cause générale des incidents
Il faut ici distinguer deux propositions.
Première proposition
La pression ambiante influence le comportement d’une batterie lorsqu’un emballement thermique se produit.
Les travaux expérimentaux montrent effectivement que la pression peut avoir un effet sur différents paramètres.
Deuxième proposition
La pressurisation normale d’une cabine déclenche fréquemment l’emballement thermique d’une batterie qui fonctionnerait normalement au sol.
Cette affirmation est beaucoup plus difficile à établir.
Les connaissances actuelles ne permettent pas de considérer la baisse normale de pression cabine comme la cause principale des incidents impliquant des appareils électroniques personnels.
Une hypothèse scientifique doit être distinguée d’un mécanisme causal démontré.
14. Les recherches en basse pression restent néanmoins importantes
L’étude du comportement des batteries à différentes pressions présente un véritable intérêt.
Les batteries sont utilisées dans :
- l’aéronautique ;
- les drones ;
- certains environnements de haute altitude ;
- le spatial ;
- différents équipements embarqués.
Des études expérimentales récentes montrent notamment que la basse pression peut modifier la production de chaleur et de gaz pendant un emballement thermique.
Certaines recherches observent également une ouverture plus précoce de dispositifs de sécurité dans certaines conditions expérimentales.
Ces travaux doivent donc être poursuivis.
Mais leurs conclusions doivent être interprétées selon :
- le type de cellule ;
- la chimie ;
- le niveau de pression ;
- le mode de déclenchement ;
- l’état de charge ;
- la conception de la batterie.
15. Enfermer une power bank dans un coffret étanche à 1 atm n’est pas une solution établie
L’article initial proposait de maintenir les batteries dans un petit coffre étanche conservant une pression proche de celle du niveau de la mer.
Cette idée ne doit pas être présentée comme une mesure de prévention validée.
Un contenant étanche peut introduire ses propres risques.
En cas d’emballement thermique, une batterie produit notamment :
- gaz ;
- chaleur ;
- augmentation de pression.
Confiner totalement ces émissions dans un volume non conçu spécifiquement pour cela peut entraîner une accumulation de pression importante.
Une telle solution nécessiterait donc des essais et une certification complète avant d’être envisagée dans un aéronef.
Une mesure destinée à limiter un risque ne doit pas créer un nouveau danger.
16. Le véritable enjeu à bord : détecter rapidement
Certains signes doivent provoquer une réaction immédiate.
Un appareil qui :
- chauffe fortement ;
- gonfle ;
- crépite ;
- émet de la fumée ;
- dégage une odeur inhabituelle ;
- produit des flammes
doit être signalé immédiatement au personnel navigant.
Le passager ne doit pas tenter de gérer seul une situation importante.
Les équipages sont formés à la réponse aux incidents impliquant des batteries lithium-ion.
17. Éteindre les flammes ne suffit pas toujours
Un phénomène caractéristique des batteries lithium-ion est la possibilité de réallumage.
Même après disparition des flammes, les cellules peuvent rester extrêmement chaudes.
Une cellule voisine peut alors atteindre à son tour la température nécessaire à un emballement thermique.
La réponse doit donc combiner :
extinction
puis
refroidissement prolongé.
18. Le refroidissement constitue une étape essentielle
Les recommandations aéronautiques de la FAA et de l’EASA insistent sur le refroidissement des batteries lithium-ion après maîtrise des flammes.
L’eau ou un autre liquide aqueux non alcoolisé peut jouer un rôle important en abaissant la température.
Cette approche peut paraître contre-intuitive en raison de la présence d’électricité.
Mais dans le cas des batteries lithium-ion rechargeables utilisées dans les appareils électroniques, l’objectif principal est d’empêcher la propagation de l’emballement thermique aux cellules voisines.
Une batterie éteinte mais encore très chaude peut toujours représenter un danger.
19. Attention à la confusion entre lithium-ion et lithium métallique
Le terme « feu de lithium » peut également créer une confusion.
Les batteries lithium-ion rechargeables utilisées dans les smartphones et ordinateurs ne contiennent pas une masse de lithium métallique comparable à certains produits spécifiques.
Les stratégies d’intervention ne doivent donc pas être automatiquement assimilées à celles utilisées pour un incendie impliquant du lithium métallique en vrac.
Cette distinction explique notamment pourquoi les recommandations aéronautiques prévoient l’utilisation d’eau pour refroidir certains appareils lithium-ion en emballement thermique.
20. Les extincteurs spécialisés doivent être évalués dans le cadre aéronautique
Certaines solutions commerciales utilisent des agents particuliers pour les batteries lithium-ion.
Parmi elles peuvent exister des formulations à base de dispersion aqueuse de vermiculite — AVD.
Cela ne signifie pas qu’elles doivent automatiquement remplacer les équipements déjà approuvés dans les aéronefs.
Dans l’aviation commerciale, un agent extincteur doit être évalué notamment selon :
- son efficacité ;
- sa toxicité ;
- son comportement en espace confiné ;
- sa compatibilité avec les équipements ;
- sa masse ;
- son stockage ;
- les certifications applicables.
Les recommandations aéronautiques actuelles mettent principalement l’accent sur :
- l’utilisation des équipements d’extinction prévus ;
- l’arrêt des flammes ;
- puis le refroidissement abondant du dispositif.
21. Le rangement des appareils constitue également un enjeu
Un téléphone ou une tablette peut être endommagé mécaniquement.
Un cas particulier concerne les appareils coincés dans les mécanismes des sièges.
Lorsqu’un appareil tombe entre deux éléments d’un siège réglable, tenter de déplacer le siège peut :
- écraser le téléphone ;
- perforer la batterie ;
- provoquer un court-circuit interne.
Le bon réflexe
Si un appareil électronique tombe dans un mécanisme de siège :
évitez de déplacer le siège et prévenez l’équipage.
22. La recharge ajoute une contrainte thermique
Recharger une batterie produit de la chaleur.
Une batterie déjà dégradée peut présenter un comportement anormal pendant la charge.
C’est pourquoi différentes compagnies et autorités renforcent progressivement les conditions relatives à l’utilisation des power banks à bord.
En 2026, les nouvelles orientations internationales imposent notamment de ne plus recharger les power banks depuis l’alimentation électrique de l’aéronef.
Certaines compagnies appliquent des restrictions encore plus strictes.
23. La qualité des batteries constitue un enjeu important
Toutes les batteries commercialisées ne présentent pas nécessairement le même niveau de qualité.
Les risques peuvent notamment être associés à :
- défauts de fabrication ;
- contrefaçons ;
- cellules de mauvaise qualité ;
- chargeurs inadaptés ;
- protections électroniques insuffisantes ;
- produits endommagés ou fortement vieillissants.
L’utilisation de batteries et chargeurs provenant de fabricants fiables constitue donc un élément de prévention.
24. Le vieillissement augmente la vigilance nécessaire
Une batterie vieillit progressivement.
Après de nombreux cycles de charge, plusieurs phénomènes peuvent apparaître :
- diminution de capacité ;
- augmentation de résistance interne ;
- dégradation des matériaux ;
- gonflement.
Un gonflement visible est un signal d’alerte.
Une batterie gonflée ne doit pas continuer à être utilisée comme si son état était normal.
25. Les compagnies peuvent imposer des règles plus strictes
Les règles internationales constituent un cadre général.
Une compagnie aérienne peut cependant adopter des restrictions supplémentaires dans le respect du cadre applicable.
Avant un vol, il est donc recommandé de vérifier :
- nombre de power banks autorisées ;
- puissance maximale ;
- règles de rangement ;
- possibilité ou non d’utiliser la batterie en vol ;
- règles propres aux cigarettes électroniques ;
- conditions concernant certains équipements spécialisés.
26. Les bons réflexes du passager
Inspecter
Ne pas voyager avec une batterie gonflée, fortement endommagée ou faisant l’objet d’un rappel de sécurité.
Protéger
Isoler les bornes des batteries de rechange.
Garder accessible
Transporter les batteries de rechange et power banks en cabine conformément aux règles applicables.
Éviter les contraintes
Ne pas écraser, percer ou coincer un appareil.
Surveiller
Être attentif pendant l’utilisation ou la recharge.
Alerter
Prévenir immédiatement l’équipage en cas de chaleur, gonflement, fumée ou odeur inhabituelle.
Points de vigilance
« Les batteries lithium-ion prennent fréquemment feu uniquement à cause de la pression cabine »
Ce n’est pas démontré.
La pression peut influencer le comportement d’un emballement thermique, mais elle ne peut pas être présentée comme la cause générale des incidents en vol.
« Une batterie normale au sol devient dangereuse dès que l’avion monte »
Non.
Des milliards de batteries sont transportées et utilisées sans incident. Le risque augmente surtout lorsqu’une cellule présente un défaut ou subit certaines contraintes.
« Une power bank peut aller en soute si elle est éteinte »
Non.
Les batteries de rechange et power banks doivent être transportées en cabine conformément aux règles applicables.
« Une fois la flamme éteinte, le danger a disparu »
Non.
Le risque de propagation ou de réallumage justifie un refroidissement important.
« Il ne faut jamais mettre d’eau sur une batterie lithium-ion »
Cette affirmation est trompeuse dans le contexte aéronautique.
Les recommandations aéronautiques prévoient précisément l’utilisation d’eau ou d’agents aqueux pour refroidir les cellules d’un appareil lithium-ion après l’extinction des flammes.
« Un coffret étanche sous 1 atm réglerait le problème »
Ce n’est pas établi.
Un confinement hermétique pourrait également entraîner une dangereuse accumulation de gaz et de pression lors d’un emballement thermique.
Ce qu’il faut retenir
Les batteries lithium-ion sont indispensables aux équipements électroniques modernes mais peuvent présenter un risque d’emballement thermique.
Les principaux facteurs connus comprennent notamment les dommages, les courts-circuits, la surchauffe, certains défauts et la surcharge.
La basse pression peut modifier certains paramètres d’un emballement thermique, mais son rôle comme déclencheur principal en cabine n’est pas démontré.
Les batteries de rechange et power banks doivent rester accessibles en cabine.
Une batterie gonflée, endommagée ou rappelée doit être considérée avec prudence et ne doit pas être transportée lorsqu’elle présente un risque.
La réponse à un incendie lithium-ion repose notamment sur l’extinction puis sur un refroidissement important afin d’empêcher la propagation entre cellules.
Les règles des compagnies doivent toujours être vérifiées avant le départ.
Perspectives
L’augmentation du nombre d’appareils électroniques transportés devrait maintenir la sécurité des batteries lithium-ion parmi les enjeux importants du transport aérien.
Les travaux devront continuer à porter sur :
- amélioration de la stabilité des cellules ;
- systèmes de gestion de batterie ;
- détection précoce ;
- comportement en basse pression ;
- propagation thermique ;
- conditionnement ;
- équipements d’intervention ;
- formation des équipages ;
- règles relatives aux power banks.
Les nouvelles chimies pourront également modifier progressivement le niveau de risque.
Le développement de batteries :
- plus stables ;
- moins inflammables ;
- dotées de systèmes de surveillance améliorés
pourrait contribuer à réduire certaines situations dangereuses.
Comprendre pour mieux agir
La problématique des batteries lithium-ion illustre parfaitement la difficulté de concilier :
innovation
mobilité
densité énergétique
et
sécurité.
La réponse ne consiste pas nécessairement à interdire une technologie devenue indispensable.
Elle repose davantage sur une chaîne de prévention :
concevoir correctement
→ tester
→ transporter selon les règles
→ détecter rapidement
→ intervenir
→ refroidir
→ tirer les enseignements des incidents.
Dans le domaine aéronautique, la maîtrise du risque repose moins sur une solution unique que sur l’accumulation de barrières de sécurité complémentaires.
Les batteries lithium-ion continueront à accompagner les voyageurs.
L’enjeu est donc de poursuivre la recherche, de renforcer les dispositifs de prévention et d’adapter les procédures à l’évolution rapide des technologies.
Sources et références institutionnelles
- Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) – Instructions techniques relatives au transport des marchandises dangereuses
- IATA – Dangerous Goods Regulations et recommandations relatives aux batteries lithium
- IATA – Guidance for Passengers Travelling with Lithium Batteries, 2026
- European Union Aviation Safety Agency (EASA) – recommandations relatives aux risques liés aux batteries lithium
- Federal Aviation Administration (FAA) – PackSafe Lithium Batteries
- FAA – Firefighting of General and High-Energy In-Flight Fires
- Travaux scientifiques relatifs au thermal runaway des batteries lithium-ion en conditions de basse pression
Publication ADESS – Approche opérationnelle / Industrie
ADESS – Association des Experts en Sécurité et Sûreté
Cette publication présente une analyse générale des risques associés aux batteries lithium-ion dans le transport aérien. Elle ne remplace ni les règles des autorités aéronautiques, ni les procédures des compagnies aériennes, ni les consignes du personnel navigant. Les conditions de transport doivent être vérifiées avant chaque déplacement en fonction de la batterie, de l’équipement et de l’opérateur concerné.
Anonyme – ID : 11073544